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Tout commence par un prénom -- chapitre 9 --
Chapitre 9 : " La jalousie veut la mort de l'objet qu'elle craint" Stendhal dans De l'amour.
Une fois rentrée, je pars me coucher mais, cette nuit là, je pleurais plus que je ne dormais. Kame ne m'a
bien sûr pas rejoint de toute la nuit. Le lendemain, je me lève donc au premier rayon du soleil pour faire mes valises puisque nous devons prendre un vol pour le Japon dans la matinée. Vous me
direz que comme fin de vacance il y a mieux. Oui mais moi cela m'arrange parce que de cette manière je n'ai pas beaucoup croisé les membres du groupe, tous préoccupés à se dépêcher de préparer
notre retour pour ne pas rater notre avion. Une fois dans l'avion, nous nous sommes dirigés vers nos places. Un problème se posa alors lorsqu'on regarda nos places attitrées.
Maru (qui avait toutes les places) :- AH !
On sursaute tous.
Ueda (irrité) :- Qu'est-ce que tu as à crier comme
ça?
Maru :- Regardes les numéros des places.
Ueda prend les tickets brusquement et les examine.
Ueda (fronçant les sourcils) :- Ba quoi ?
Maru :- Kame et Aki ne sont pas à côtés. Aki a le siège à côté du hublot
et moi j'ai le siège à sa gauche alors que Kame est à l'autre bout de la rangée qui nous est réservé. (avec une tête de baka) :- Comment on va faire ?
Akiyo :- Hein?
Je jette un œil à Kame qui n'avait pas parlé de la matinée. Il semblait dans ses pensées.
Akiyo :- Euh... Ce n'est pas grave.
Junno :- Tu rigoles ? C'est long douze heures de vol. Et c'est un peu
bête que vous ne soyez pas ensemble.
Akiyo (la tête basse) :- Euh... En
fait...
Alors que je m'apprête à dire au groupe que j'avais mis notre couple en suspens, Kame passe devant moi assez
vite et donne à chaque membre sa place en échangeant la sienne avec celle de Maru.
Kame (me regardant furtivement) :- Les gens attendent
derrière, on bloque le passage. (en montrant son ticket) :- Comme ça, c'est réglé si on nous contrôle.
Il se tourne ensuite pour se diriger vers son
siège. Les autres ne bougeaient pas, surpris de la vitesse de réaction de Kame. Mais l'atmosphère redevient normale lorsque Maru dit :
Maru (d'une tête de baka) :-C'est pas bête... Je n'y avais même pas
pensé.
Koki lui donne une tape amicale derrière la tête avant de se diriger à son tour vers son siège en rigolant
légèrement. Le reste du groupe fit pareil. Puis une fois qu'il ne restait plus que moi, Maru marche à son tour en se frottant la tête et en protestant contre les coups qu'il venait de prendre. Je
me dirige alors doucement vers Kame qui était maintenant assis à écouter de la musique avec ses écouteurs.
Akiyo (pensant en
le regardant) :- Pourquoi il m'a sauvé de l'embarras alors qu'il va devoir passer douze heures à côté de la fille qui l'a rejeté?
Je suis à présent à sa hauteur. Il met alors ses jambes sur le côté pour me laisser passer sans pour autant
me regarder. Je m'assis donc à ma place. Je passe de longues heures mal à l'aise, à regarder par le hublot en jetant des coups d'œil à Kame alors que je me posais plein de question sur ses
réactions. Alors qu'il restait moins d'une heure de vol, je ne tiens plus et me tourne vers Kame.
Akiyo (à voix basse) :- Merci.
Kame ne me répond pas, semblant absorbé dans sa musique. Je tire alors légèrement sur sa manche. Il se tourne
vers moi et, me voyant le fixer, enlève ses écouteurs.
Kame (à voix basse) :- Tu m'as parlé?
Akiyo (à voix basse):- Je te disais juste
merci.
Kame (à voix basse, surpris) :- pourquoi ?
Akiyo (à voix basse) :- Pour m'avoir évité d'expliquer aux autres ce qui
s'est passé.
Kame (détournant la tête, à voix basse) :- De
rien.
Akiyo (à voix basse, après une courte hésitation) :-Pourquoi t'as fait
ça?
Kame semble réfléchir à la question, le regard légèrement triste. Après un court silence, il me répond enfin.
Kame :- Est-ce que tu m'aimes encore ?
Etonnée par cette soudaine question, je le fixe sans rien dire. N'obtenant pas de réponse, il me regarde
alors dans les yeux, ce qui me fit réagir.
Akiyo (surprise) :- Oui.
Kame :- Alors tant que c'est toujours le cas, même si tu me rejettes, je
garde espoir qu'un jour tu accepteras que je rentre dans ton cercle de ton plein gré. (avec un regard têtu) :- Je t'ai dit que s'il le fallait, je me battrais contre toi. Ce n'était pas des
paroles en l'air. Je suis sûr qu'il t'est arrivé quelque chose de grave et qu'à cause de cela tu mets des barrières entre toi et les autres. Je veux savoir pourquoi.
Akiyo (avec les larmes aux yeux) :- Tu n'es pas croyable... Je t'ai dit
que je ne pouvais pas te donner ce que tu me demandes...
Kame :- C'est ce qu'on verra.
Alors que
j'allais lui répondre, une hôtesse de l'air attire notre attention.
Hôtesse :-Mesdames et messieurs, nous allons atterrir. Je vous demanderais
donc de bien vouloir mettre votre ceinture. Merci.
Après avoir obéi, je me tourne vers Kame pour reprendre la conversation mais je le retrouve avec ses
écouteurs sur les oreilles regardant son lecteur mp3. Je me renfrogne alors et le silence se réinstalle jusqu'à la fin du voyage. Une fois au sol, nous récupérons nos bagages et nous nous
rassemblons.
Maru :- Alors qu'est-ce que vous allez faire pour finir ces
vacances?
Ueda :- Sûrement défaire ma valise et me reposer pour être en forme au boulot
demain.
Koki (surpris) :- On commence qu'à 10h.
Ueda :- Et alors ?
Koki ( d'une mine dégoutée) :- T'es trop sérieux, ça fait
peur.
Maru :- Et toi Koki ?
Koki (se grattant le cou, avec une tête de baka) :- Ba je n'en sais rien
en fait.
Junno (excité):- Puisque personne ne semble avoir vraiment réfléchi à ses
activités, je propose qu'on squatte tous chez Kame et Aki.
Kame :- Hé...
Maru :- c'est une bonne idée !
Koki :- Je suis pour !
Ueda :- Pourquoi pas.
Akiyo :- Attendez...
Junno (s'adressant à Kame et moi) :-Vous êtes d'accord
n'est-ce-pas ?
Kame :-Ba justement...
Junno (l'interrompant, se dirigeant vers la sortie) :- Parfait
!
Koki (me prenant ma valise pour suivre Junno) :- En
route.
Akiyo :- Mais...
Maru (passant à côté de moi pour rejoindre les autres) :- On va finir ces
vacances en beauté.
Je me tourne alors vers Ueda, le plus raisonnable, avec un regard demandant de l'aide. J'abandonne alors tout
espoir quand je le vois me faire un grand sourire avant de se mettre à son tour à marcher en direction des autres. Résignés, Kame et moi suivons le groupe. Sur le chemin, les autres décident que
la soirée se ferait chez Kame. Arrivé devant chez nous, je vois une fille de dos frapper à ma porte. Je me dirige vers elle alors que les autres m'attendent.
Akiyo :- Excusez-moi.
???(se retournant) :- C'est bien toi, je pensais que je m'étais trompée
d'appartement.
Akiyo :- Kaoru. Qu'est-ce que tu fais là ?
Kaoru :- Ba je n'étais pas encore venue te voir depuis que tu m'as donné
ta nouvelle adresse. Alors je me suis dit pourquoi pas lui faire une surprise ? (avec un regard accusateur) :- Mais dis-moi, tu es une cachotière.
Akiyo :- Pourquoi ?
Kaoru :- Et bien, j'ai vu le nouveau concert de KAT-TUN avec une amie et
j'ai failli faire un arrêt cardiaque quand je t'ai vu dansée sur scène.
Akiyo
(gênée) :- Oh, ça...
Kaoru (me regardant blasée) :- C'est tout ce que tu trouves à dire alors que tu as l'énorme chance de danser avec cinq bombes qui savent tout
faire ? T'es désespérante...
Des petits rires éclatèrent dans mon dos. Kaoru, étant petite, se mit sur la pointe des pieds pour voir par-dessus mon
épaule. Elle devient alors toute rouge en remarquant que le groupe KAT-TUN au complet était derrière moi.
Kaoru (avec une voix hystérique) :- T'aurais pas pu me dire qu'ils étaient
là !
Avec un petit sourire, je me mis sur le côté pour faire les présentations.
Akiyo :- Je
vous présente Kaoru, une amie d'enfance. (plein de sous-entendu) :- Kaoru, je pense que je n'ai pas besoin de te les présenter...
Kaoru, qui était
en train de dévorer le groupe des yeux, me lance un regard noir suivi d'un coup de coude dans les côtes.
Akiyo :-
Aieuuuu !
KAT-TUN (se courbant) :- Enchanté.
Kaoru répondit en se courbant.
Kaoru :- Bon ba je repasserais plus tard.
Junno (se tournant vers Kame) :- Pourquoi elle se joindrait pas à
nous ?
Kame :- Si elle veut, ça ne me dérange pas.
Kaoru (contente) :- Merci beaucoup.
Akiyo (taquine) :- T'acceptes vite dis donc.
Je reçus un nouveau coup de coude. Nous allons
dans l'appartement de Kame puis nous nous installons dans le salon avec boissons et petits biscuits.
Ueda :-Alors tu fais quoi de beau dans la vie,
Kaoru ?
Kaoru :- Je fais des études de journalistes. (le groupe s'étant tendu) :- Oh mais
ne vous inquiétez pas, je ne suis pas une de ces journalistes sans morale qui raconte tout et n'importe quoi.
Akiyo :- Vous pouvez lui faire confiance.
Le groupe se détendit après mon
intervention.
Maru :- Et tu en as encore pour longtemps?
Kaoru :- Non, je suis justement en train de faire mon dernier article sur
lequel je vais être examiné. S'il est validé, je serais diplômée dans un mois.
Koki :- Je te souhaite bonne chance alors.
Kaoru :- Merci.
Le reste de la soirée resta centré sur Kaoru et moi, partagée entre les questions du groupe pour mieux
connaitre Kaoru et les anecdotes sur notre enfance passée ensemble. Contre toute attente, cette soirée me fit du bien, me permettant d'oublier mes soucis avec Kame pour un petit moment.
Vers minuit, chacun rentra chez soi. Kaoru passa la nuit chez moi. Le lendemain, je fus réveillée par le portable de Kaoru. Je regarde l'heure, 8h30.
Akiyo :- Kaoru, éteins moi ce portable.
Kaoru prend son portable et le regarde.
Mais elle ne fit rien.
Akiyo (me tournant vers elle, irritée) :- Kaoru, je voudrais
dormir !
Je me stoppe net devant le visage inquiet de mon amie.
Akiyo :- Qu'est-ce qu'il y
a ?
Kaoru :- C'est la source de mon article pour mon exam. C'est bizarre
qu'elle m'appelle.
Akiyo (soupirant) :- Alors décroches.
Kaoru :- Merci ! Ce ne sera pas long. (décrochant) :-
Allo ?... Oui... Je suis sur le point de finir la rédaction, je devrais le rendre dans quelques jours.... QUOI ?... Attendez...S'il-vous-plait, réfléchissez y encore... Bon, d'accord...
Oui, vous avez ma parole...Au revoir.
Elle raccroche et prend une mine désespérée.
Akiyo (inquiète) :- Qu'est-ce qu'il y a ?
Kaoru :- Ma source ne veut plus que je publie son
article...
Akiyo :- Oh merde...Tu dois le rendre pour quand ton
article?
Kaoru :- la semaine prochaine...J'y arriverais
jamais...
Je la regarde sans savoir quoi lui dire. Je devine à son expression grave que si elle ne rendait pas
d'article valable, elle devrait recommencer son année.
Akiyo (pensant) :- J'espère que ça va passer... (à voix haute) :- Allez,
secoues-toi, on part d'ici dans une demi-heure.
Kaoru
(surprise) :- Pour aller où ?
Akiyo (partant se laver) :- A la Johnny's
Entertainment.
Kaoru :- HEIN ?
La surprise passée, elle se hâta sans poser plus de question. Une fois arrivées, je l'emmène dans les
couloirs en direction du bureau de mon patron. Une fois devant sa porte, je m'arrête et me tourne vers Kaoru.
Akiyo :- Bon derrière cette porte se trouve le big boss de la johnny's. On
va essayer de te décrocher son accord pour que tu écrives un article sur moi en tant que danseuse au sein de KAT-TUN. Mais avant cela, je veux que tu me promettes que cet article ainsi que
les informations qu'il contiendra ne sortiront jamais du cadre de ton examen. Je veux que personne d'autre que toi et ton examinateur n'en entende parler. On est
d'accord ?
Kaoru (n'en revenant pas de ma proposition) :-
Euh... Oui...D'accord.
Je toque alors à la porte et entre suivi de Kaoru.
Akiyo :- Bonjour.
Big boss :- Bonjour. Que voulez vous ?
Akiyo :- Je vous présente Kaoru, une étudiante en
journalisme.
Kaoru (se courbant) :- Enchanté.
J'explique la situation à mon patron et la proposition que je lui avais faite. Puis je lui demande son
accord.
Big boss :- vous savez que KAT-TUN est un groupe très connu et que la
moindre information à leur sujet ou sur leur entourage, ce qui est le cas de votre article, peut avoir de graves conséquences. Ce n'est pas que je ne veux pas vous aider, mais nous avons eu de
très nombreux problèmes avec les journalistes.
Akiyo :- Vous savez que je ne l'aurais pas amené ici si je n'étais pas sûre qu'elle n'utilisera pas son article à d'autre
fin.
Big boss :- J'en suis sûr mais le risque que des informations filtrent, même à l'insu
de votre amie, persiste.
Akiyo
(regardant le patron sans ciller) :- Si cela devait arriver, j'en prendrais la responsabilité.
Big boss (après réflexion) :- Bien... Alors vous avez mon accord...Ne me le faites pas regretter.
Akiyo :- Merci.
Kaoru :- Merci.
Une fois sorties de la pièce, Kaoru attrape ma
manche pour capter mon attention.
Akiyo (me tournant vers elle) :- Quoi ?
Kaoru :- Tu es complètement malade de mettre ta carrière en jeu pour moi!
(se radoucissant) :- Mais je te le revaudrais. Merci beaucoup.
Akiyo (avec un sourire) :- Il est l'heure pour moi de travailler. Comme tu n'as pas de temps à perdre pour avoir les informations pour ton
article, je te conseille de me suivre pour m'observer toute la journée. (pour la remotiver):- Ton article va être un vrai scoop ! Tu vas être major de promo, j'en suis
sûre.
Kaoru (enthousiaste) :- Oui !
Je pars donc en
salle de danse pour retrouver le groupe et leur annoncer la nouvelle. Appréciant Kaoru, ils acceptent tous sans pour autant manquer de rappeler à celle-ci que les informations doivent rester
confidentielles. Cette journée de travail se passa donc normalement même si ma relation avec Kame était encore assez tendue. Je ne pensais donc pas que tout allait basculer d'un
coup.
Mia :- Bon c'est fini pour aujourd'hui. Vous avez fait du bon boulot. On se voit demain.
Elle
sort de la pièce pour se changer et rentrer chez elle. Kaoru, qui nous avait observés, nous rejoint.
Kaoru
(enthousiaste) :- Vous dansez vraiment bien, c'est impressionnant.
KAT-TUN :- Merci.
Kaoru (me tendant une feuille) :- Aki, j'aimerais que tu répondes à ce
questionnaire. Cela va compléter mes observations pour pouvoir faire mon article.
Akiyo :- Je te rends ça au plus vite.
Kaoru :- Merci. Bon j'y vais, je vais commencer à travailler l'article. A
plus tard.
KAT-TUN :- Salut.
Kaoru partit. Ayant une réunion, les garçons allèrent se laver en premier puis me saluèrent avant de partir.
Me retrouvant donc seul, je pris mon temps dans la douche. Une fois habillée, je me tourne vers le miroir de mon vestiaire et remarque quelqu'un derrière moi.
Akiyo (se retournant brusquement, le cœur battant la
chamade) :-AHHH !
??? (le regard haineux, ironique):- Oh, j'ai fait peur à la
star.